Claude  et   Lugdunum

a) Le nom de la ville

Comme beaucoup d´autres Lyonnais de naissance, Claudius ne fit pas carrière sur place, mais il semble n´avoir jamais oublié sa ville natale où il revint plusieurs fois au cours de son principat. Ce serait au cours de ses passages en 43 / 44 qu´il lui donna un nom qui lui resta jusqu´à la fin de l´empire romain :

COLONIA COPIA CLAUDIA AUGUSTA LUGDUNUM.

b) L´aqueduc de la Brévenne :

Amable Audin nous signale que la découverte à Fourvière au 18ème siècle d´une trentaine de tuyaux de plomb à ses initiales font de Claude le constructeur de l´aqueduc de la Brévenne qui allait apporter 28000m3 d´eau par jour à Lugdunum. Cet ouvrage d´importance majeure était long de 55 km. Il en reste toujours d´imposants vestiges dans les environs de Lyon.

Le plus ancien des 4 aqueducs, celui du Mont d´Or et le second, celui d´Yseron furent l´œuvre du grand Auguste. L´aqueduc du Gier, long de 75 km, fut longtemps considéré comme l´œuvre des ingénieurs de l´empereur Hadrien au 2ème siècle. Cependant certains archéologues actuels le datent du 1er siècle.

 

 

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c) La Table Claudienne .

Comme mentionné précédemment, Claude se préoccupa énormément des provinces et des provinciaux. Il fut même accusé de vouloir mettre « en toge tous les Grecs, les Espagnols, les Gaulois et les Bretons ». Ce serait après un passage à Lugdunum, au retour d´une nouvelle expédition en Bretagne, et sur la demande des notables de la Gaule Chevelue qu´il aurait prononcé son fameux discours en l’an 48 devant le Sénat romain. Ce discours réclamait l´éligibilité de ces notables aux magistratures romaines (comprenant le Sénat ).

Claude ayant présenté cette requête comme une évolution inéluctable, car les vaincus d´hier sont maintenant considérés comme les égaux des vainqueurs, les Sénateurs furent contraints d´entériner la proposition du Censeur Claudius car c’est en tant que tel qu’il fit cette requête. Les délégués des nations gauloises apprécièrent tellement cette décision qu´ils en firent graver le texte sur une plaque de bronze large de 1,93 m. et haute d´environ 2,50 m. en témoignage de leur reconnaissance éternelle .

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La table de bronze fut installée sur un piédestal dans le sanctuaire des Trois Gaules où elle était peut-être surmontée d´une statue équestre de Claude.

A l´abandon du sanctuaire, le monument fut livré aux ronces protectrices pendant plusieurs siècles, jusqu´à la fièvre bâtisseuse du XIIème qui transforma le sanctuaire en carrière de pierres, le Périer, alors propriété de l´abbaye d´Ainay qui fit couper en deux  vers l´an 1100 les colonnes de 10,50 m de haut de syénite de l´autel, pour supporter la coupole du chœur de la nouvelle abbaye Saint-Martin d´Ainay où elles se trouvent encore de nos jours.

 

Amable Audin nous conte l´histoire du sauvetage de la Table Claudienne dans son livre « Lyon miroir de Rome ».Les nouveaux barbares détruisirent ce que le temps aurait volontiers laissé parvenir jusqu´à nous. La table semble avoir été brisée en quatre dans l´antiquité et assez mal réparée à l´époque. Ils fondirent les deux morceaux supérieurs et laissèrent les deux autres sur place, pour le plus grand bonheur du drapier Roland Gribaud, mais notre grand regret que la Table soit mutilée. Les deux morceaux inférieurs furent découverts en 1528 par ce marchand lyonnais propriétaire au Périer d´une vigne nommée la Vinagère qu´il décida d´arracher pour faire construire une maison de campagne sur son terrain. Au cours des travaux de terrassement, les morceaux furent mis au jour. Pressentant qu´il s´agissait d´une découverte majeure, Roland Gribaud en informa Claude Bellièvre, amateur passionné d´antiquités locales qui les fit acquérir par la ville pour 58 écus d’or.

Les fragments appelés la Table claudienne furent exposés à différents endroits de la ville avant de devenir la pièce maîtresse du musée gallo-romain de Fourvière. Le texte nous était déjà connu par une transcription de l´historien latin Tacite (+55 à +120)

   

 

 

 

 

   

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d) La fontaine de Claude :

     Afin de commémorer le titre d´Imperator de Claudius, les Lyonnais lui érigèrent une fontaine au Cyclope dans le quartier de Choulans. Elle est placée à côté de la Table Claudienne au musée Gallo-Romain de Fourvière.

Une autre fontaine dédiée à Claudius fut trouvée sur le site du Verbe Incarné et installée Place de Trion après restauration.

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