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Claude - Le cheminement de son arrivée au
pouvoir . Il est fait mention plus haut de la dynastie Julio-Claudienne laquelle, commencée avec Jules César se termina avec Néron. Si la première partie du nom de la dynastie est bien due à César, la seconde n´est en rien redevable à Claude mais provient de la gens Claudia. Une gens était à Rome un groupe de familles se rattachant à un ancêtre commun et portant le même nom. Livie, mère de Tibère et Drusus Germanicus ( et par conséquent grand-mère de Claude), troisième épouse d´Auguste, appartenait par sa naissance et son premier mariage à la gens Claudia, famille faisant partie de la plus haute aristocratie républicaine, d´où le nom de Julio-Claudiens. Livie joua un rôle politique discret mais important et ne cessa de pousser ses fils Tibère et Drusus Germanicus. Le destin du premier a été évoqué plus haut. Drusus mourut une année après la naissance de son fils Claude, en pleine jeunesse, en lan 9, à lâge de 29 ans.
De plus,
lorsque Auguste épousa Livia, celle-ci était enceinte de six mois et donna
naissance à Drusus trois mois après le mariage: il peut donc être fortement présumé
que le père de Claudius et Germanicus était le propre fils dAuguste, ce qui
nétait pas le cas de Tibère. Cela
expliquerait les faveurs dont jouit Drusus pendant sa brève existence et la raison pour
laquelle Auguste fit adopter Germanicus par Tibère, car Germanicus (et bien évidemment
son frère Claude) seraient non officiellement les propres petits-fils du grand homme. A la mort de Caligula, la plupart des
prétendants légitimes à sa succession avaient disparu .Il paraît évident que Gaius
n´ait pas tenu à garder son successeur désigné auprès de lui à un âge aussi
éloigné de celui de la retraite car, peu après sa prise de pouvoir, il fit assassiner
son cousin et fils adoptif Tiberius Gemellus, né en + 19(petit-fils de Tibère).pour des
motifs absolument futiles. Il craignait probablement que Tiberius Jr.ne se voit guère
d´avenir et risquât de perdre patience. Il préféra
prendre les devants, créant ainsi un vide dynastique qu´il pensait certainement combler
lui-même avec sa propre future descendance mâle .
Certains auteurs
d´ouvrages sur l´histoire romaine pensent que le complot fut uniquement fomenté et
exécuté par de jeunes officiers de la garde, sans grande préparation. Il est plus que
probable que plusieurs sénateurs aient au moins apporté leur soutien actif à la
préparation du meurtre. Il semblait tout
d´abord que la République pouvait être restaurée. Les Sénateurs
souhaitaient vivement revenir à ce régime qui leur accorderait un rôle
prépondérant, mais la garde prétorienne ( force militaire d´élite constituant la
seule garnison majeure à Rome) en
décida tout autrement. En effet, un retour à la République aurait signifié leur
dissolution que seul un nouveau Julio-Claudien pouvait prévenir en prenant le pouvoir. Ce fut une chose
d´éliminer Caligula, mais encore fallait-il régler la succession : grande divergence
entre le Sénat « républicain »et la garde prétorienne qui finit par imposer
sa volonté à la noble assemblée. N´ayant personne
d´autre sous la main, la dynastie des Jules s´étant éteinte avec la disparition de
Caius « Caligula » , les Prétoriens jetèrent leur dévolu sur le
claudien Tiberius Claudius Germanicus, âgé alors de 51 ans, mais officiellement
apparenté aux Jules par le biais de l´adoption de son oncle Tibère par Auguste en
lan + 4. Auguste avait prié
en même temps Tibère d´adopter Germanicus ( -15 +19)
mais tint délibérément à l´écart Claude, l´autre fils de feu Drusus, une nullité
à ses yeux. Cette attitude de « grand-père Auguste » ne dut pas contribuer
à développer harmonieusement la personnalité du jeune Claude. |
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Bien que membre de la
famille impériale, Claude n´avait pas d´avenir politique et n´était absolument pas
prédestiné à exercer la magistrature suprême. Mais en tant que Julio-Claudien, et
malgré le cruel désenchantement causé par son neveu « Caligula », il
représentait la concrétisation des derniers espoirs de la garde prétorienne. Elle ne
pouvait pas choisir Néron, (bien que petit-fils de Germanicus) car il navait que 4
ans à lépoque et le seul adulte auquel pouvait aller leur loyauté, indéfectible
depuis l´avènement d´Auguste, se trouvait être Claude. Cette loyauté ne pouvait aller
ni au Sénat, ni au peuple de Rome, leurs « ennemis » naturels. Celui-ci n´avait
aucune envie de se rendre à la chambre pour s´y faire proclamer Empereur, et préféra
recevoir lallégeance des Sénateurs sur le territoire de la Garde prétorienne,
craignant sans doute de finir comme Jules César sil se rendait en territoire ennemi
avant même son investiture. |