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Jaune de jonquille. Fleur ouverte. Chemin de pointes dherbe. Mon ruisseau fou, blanc décume et de joie. Mais plus haut sous les arbres, Ombre qui me glace. Tristesse.
Saisons, comme les Dames du temps jadis, où vous cachez-vous ?
Jai perdu la notion. Le temps quil fait Le temps qui passe Rythme qui saffole, Musique qui se brouille. Images floues.
Et ma saison à moi, où est-elle ? Qui est-elle ?
Trilles des oiseaux. Crocus violet de lumière. Abeille gourmande. Soleil. Soleil qui me réchauffe. Soleil qui brûle et détruit. Folie et horreur !
Y aura-t-il un jour un Printemps pour les âmes ?
Colette Laberny - 17/03/04
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J'ai monté le chemin, et les pierres ont roulé ; Mais je savais que tu mattendais. Je savais la tendre découverte, le doux éblouissement.
Premiers bourgeons, Tâches timides de lumière, Bruissement dailes dans les branches ; Odeur de lherbe humide. ... ....... |
Je me suis appuyée au vieux tronc, Jai caressé les fleurs naissantes ; Leau glacée a lavé mes peurs.
Et dans la terre lourde et tiède, Jai planté mes racines.
Je savais que tu mattendais.
Colette Laberny - 17/03/04 |