« Vends maison dans laquelle je ne veux plus vivre ». 

A partir de cette petite annonce, imaginez l’histoire (écriture à 2 personnes tirées au sort).

 

 

4 mars 2010 

E.mail au journal Lyon Poche, service des petites annonces : 

Merci de publier l’annonce suivante «vends maison dans laquelle je ne veux plus vivre». Photos et plan en fichier joint. 

 

6 mars 2010 - 8h03

Intéressé par photos, souhaite visiter très rapidement.

 

6 mars 2010 - 9h48

Rdv ce jour 17h. Le Bistrot, à côté mairie Caluire. Demander M. Martin.

 

8 mars 2010

Extraits du rapport du Brigadier Jean Michou, Commissariat de Police de Caluire.

«Chargé d’enquêter sur l’incendie présumé criminel du 6 mars courant concernant la maison sise 25 rue de l’Égalité, j’ai procédé à l’examen de l’agenda du sieur Paul Martin, retrouvé près de la grille du jardin de la dite maison et j’ai recherché les témoins d’un rendez-vous mentionné le jour de l’incendie. J’ai donc procédé à l’interrogatoire du patron du café Le Bistrot, lieu indiqué pour ce rendez-vous.

D’après la déposition de ce témoin (déposition figurant en annexe 5 du dossier) le sieur Martin était un quadragénaire peu bavard mais très sympathique, habitué des lieux où il venait tous les matins à 8h30 prendre un petit-déjeuner. Par contre sa présence à 17h était inattendue et a intrigué le patron. Après s’être installé à sa table habituelle près de la porte, le sieur Martin a commandé une bière ; quelques instants plus tard, il a été rejoint par une femme d’une trentaine d’années, style beauté fatale (sic) qui devait le connaître puisqu’elle s’est installée directement en face de lui ; elle a gardé sa mallette (une grosse mallette noire qui, toujours d’après le témoin, n’allait pas avec son style) sur ses genoux. La femme était visiblement nerveuse et le dialogue n’avait pas l’air très aimable, mais ils parlaient trop bas pour que le déclarant arrive à saisir ce qu’ils disaient. Il affirme qu’ils sont partis très vite et que, servant en terrasse à ce moment, il les a vus traverser le boulevard Jean Jaurès et remonter en direction de la rue de l’Égalité.

La mallette dont le dit témoin fait mention dans sa déposition pourrait être celle découverte, mais vide, parmi les objets rescapés de l’incendie. Bien que les nombreuses traces de lutte relevées sur les lieux laissent présumer d’un drame, aucun nouvel indice concernant le dénommé Martin et son interlocutrice n’est à signaler. J’attends les derniers résultats du labo, et particulièrement ceux qui portent sur les empreintes attestant la présence sur les lieux d’une troisième personne».

 

25 mars 2010

L’enquête se poursuit.

 

30 mars 2010

E.mail au journal Lyon Poche, service des petites annonces : 

Merci de publier l’annonce suivante «vends maison dans laquelle je ne veux plus vivre». Photos et plan en fichier joint.

 

Chantal Devevey et Colette Laberny - 4 mars 2004

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